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28 novembre 2018

Dossier Hydro-Québec

« On a eu droit au supplice de la goutte depuis 1 an »

Robert Chesnay en a long à dire contre Hydro-Québec.

Daniel Deslauriers , journaliste

Robert Chesnay ne décolère pas à l’endroit de la société d’État.
Robert Chesnay ne décolère pas à l’endroit de la société d’État.
© Photo L'information du Nord - Daniel Deslauriers

Il y a 1 ½ an, il a fait l’acquisition d’un lopin de terre de 8 ½ acres sur le 7e Rang à Val-David. L’endroit idéal pour cultiver la terre et en tirer quelques légumes malgré la présence de l’ancienne ligne électrique d’Hydro-Québec.

C’était avant le début des travaux de la nouvelle ligne électrique, à peine quelques mois après leur arrivée. « Notre vie est devenue un enfer. Chaque jour, une quarantaine de camions, sans compter la machinerie lourde, le bruit et la poussière. On n’aurait pas pu peinturer la maison même si on avait voulu », dit-il.

Chemins

Le petit pylône, qui traversait leur propriété, a été remplacé par une imposante structure de métal. « Ce n’est plus un pylône, c’est la tour Eiffel », dénonce M. Chesnay. Aussi, à cause de l’état du chemin, la famille a été isolée du reste du monde pendant presque 3 jours.

M. Chesnay dénonce aussi la construction de deux chemins qui mènent au sommet de la montagne. « Mon ruisseau est rempli de boue aujourd’hui. Je n’ose même pas imaginer ce que ce sera au printemps avec le dégel. »

Pour toutes ces raisons, la famille Chesnay demande une compensation financière. Elle a mis d’ailleurs un avocat sur le coup. « Hydro-Québec nous dit qu’on n’a droit à aucune compensation. Ils se moquent de nous. Et pourtant, ça fait deux fois qu’on brise nos voitures dans ce chemin. Avant, on avait un beau petit chemin en pierres de rivière. Ils ont tenté de réparer en épandant du gravier. Ça s’est avéré un désastre. »

« Dès 6 heures, on les entend reculer avec leur machinerie. « On a eu droit au supplice de la goutte depuis 1 an. Ma femme est en arrêt de travail. Mon fils et moi souffrons d’anxiété sévère depuis qu’ils sont là. Il faut que ça s’arrête », insiste Robert Chesnay.

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Daniel Deslauriers , journaliste

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