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7 janvier 2019

Crise dans les urgences

Le taux d’occupation des civières atteint les 183% à l’Hôpital Laurentien

La situation est de plus en plus difficile dans les salles d’urgence des hôpitaux du Québec à cause de la grippe, mais il n'y a pas que cela.

Daniel Deslauriers , journaliste

L’urgence déborde plus que jamais à l’Hôpital Laurentien de Sainte-Agathe-des-Monts.
L’urgence déborde plus que jamais à l’Hôpital Laurentien de Sainte-Agathe-des-Monts.
© Photo L'information du Nord - Daniel Deslauriers

La région des Laurentides ne fait pas exception à cette réalité. De fait, c’est à l’Hôpital Laurentien de Sainte-Agathe-des-Monts qu’on observait la situation la plus précaire, en date d’aujourd’hui, avec un taux d’occupation des civières de 183%, le taux le plus élevé dans les Laurentides.

« Les maladies respiratoires représentent plus de la moitié des cas recensés à l’urgence. S’ajoutent à cela plusieurs chutes sur la glace », souligne la porte-parole du CISSS des Laurentides, Thaïs Dubé. « Malheureusement, beaucoup de gens, dont le cas n’est pas prioritaire, se présentent encore à l’urgence », déplore Mme Dubé. Enfin, si le personnel de médecins s’avère suffisant à l’urgence, on manque de médecins en hospitalisation, ce qui ralentit tout le processus.

Pic atteint

De façon générale, trois fois plus de personnes qu'à la mi-décembre sont atteintes du virus. On dénombrait au Québec 1 605 cas positifs du virus de l'influenza A, 18 cas de l’influenza B et 565 cas du virus respiratoire syncytial qui infecte les poumons et les voies respiratoires. Heureusement, le pic de la saison de la grippe serait atteint.

Le CISSS des Laurentides rappelle à la population, pour un problème de santé mineur, qu’il n’est pas nécessaire de se présenter à l’urgence. Il est préférable de joindre, dans un premier temps, Info-Santé ou Info-Social en composant le 8-1-1. Un professionnel de la santé est disponible 24 heures par jour, 7 jours par semaine. Les citoyens peuvent contacter aussi leur médecin de famille. Il s’agit de leur premier recours. Aussi, plusieurs cliniques médicales offrent des consultations avec ou sans rendez-vous. Enfin, on peut parler à son pharmacien. Il offre plusieurs services qui pourraient répondre à la situation.

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Daniel Deslauriers , journaliste

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