L'Information du Nord 819 425-8658  

Partager:
15 octobre 2019

La deMOIs’aile s’installe à la Polyvalente des Monts

Bloguer pour s’aimer, une idée qui fait son chemin

Favoriser l’estime de soi des adolescentes par l’écriture de billets qu’on publie ensuite sur le web – bloguer, dit-on dans le nouveau jargon. Une idée qui a vu le jour à Mont-Tremblant, qui fonctionne, et qui fait maintenant son chemin ailleurs: notamment à la Polyvalente des Monts (PDM).

Maxime Coursol

Fête finale de la cohorte 2018-2019 des deMOIs’ailes de l’école secondaire Curé-Mercure. Ce projet intéresse maintenant des directions d’école de partout au Québec, dont à Sainte-Agathe.
Fête finale de la cohorte 2018-2019 des deMOIs’ailes de l’école secondaire Curé-Mercure. Ce projet intéresse maintenant des directions d’école de partout au Québec, dont à Sainte-Agathe.
© (Photo gracieuseté – Marie-Ève D’Amours)

« J’ai vécu un méga rush d’adrénaline devant les 32 directeurs de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) », relate la fondatrice du projet La deMOIs’aile, Marie-Ève D’Amours, à propos d’une présentation qui a eu lieu juste avant la fin de la dernière année scolaire.

Créer une plateforme web sur laquelle des adolescentes de 12 à 17 ans pourraient publier leurs humeurs, anxiétés ou constats, c’était l’idée du siècle pour Marie-Ève D’Amours. « Je savais depuis le premier jour que j’avais quelque chose de gros. » D’ailleurs, l’ancienne technicienne en éducation spécialisée a d’abord dû convaincre ses collègues de la Commission scolaire des Laurentides (CSL) du bien-fondé de cette aventure. Aujourd’hui, de son aveu, tout le monde veut y participer.

La PDM emboîte le pas

C’est le cas à Sainte-Agathe-des-Monts, où le projet sera piloté par l’enseignante de français Pascale Noël. Ayant appris l’existence de La deMOIs’aile à l’école secondaire Curé-Mercure de Mont-Tremblant l’année dernière, elle a incité sa direction à emboîter le pas. « C’est vraiment le côté libérateur de l’écriture qui m’a fait m’intéresser à La deMOIs’aile, confie-t-elle. Je travaille dans les écoles depuis une vingtaine d’années et j’ai vu les besoins des jeunes changer avec le temps. Ils ont un grand besoin de s’exprimer, mais ne vont pas nécessairement nous parler de leurs problèmes et de leurs opinions. En leur donnant la chance de le faire en écrivant, on leur donne une façon de canaliser leur énergie tout en leur donnant un cadre, contrairement aux réseaux sociaux par exemple. »

Mme Noël dit avoir déjà des noms en tête de jeunes filles pour qui La deMOIs’aile serait certainement bénéfique. À la PDM, on offrira cette opportunité aux élèves de Secondaire 1 et 2 ainsi que quelques-unes du Parcours adapté. Marie-Ève D’Amours ira à leur rencontre d’ici la fin octobre avec une conférence, où elle leur parlera de plein de choses, mais beaucoup de l’effet libérateur du blogue. Les jeunes qui seront sélectionnées comme participantes pour l’année scolaire 2019-2020 deviendront par la suite blogueuses, mais aussi des modèles pour leurs pairs.

Une fois par mois, L’information du Nord publiera un article de blogue écrit par l’une des participantes, une deMOIs’aile. Outre la PDM, le projet revient pour une troisième année à l’école secondaire Curé-Mercure et une deuxième année à l'école secondaire Augustin-Norbert-Morin de Sainte-Adèle.

Chercheurs

Des chercheurs en psychoéducation de l’Université du Québec en Outaouais se sont eux aussi intéressés aux bienfaits de cette plateforme web dans la vie des jeunes blogueuses. Quel est l’impact réel de ce projet sur les participantes, se demande-t-on. Une étudiante de maîtrise du campus de Saint-Jérôme en a d’ailleurs fait son sujet d’étude. « Je m’attends à ce que ses résultats fassent des petits à l’international, du moins entre chercheurs francophones », dit Marie-Ève D’Amours.    

Partager:

Maxime Coursol

  • Courriel

À ne pas manquer