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15 octobre 2019

Commission scolaire des Laurentides

Meilleur taux de réussite scolaire de son histoire

La Commission scolaire des Laurentides a de quoi être fière: pour une deuxième année consécutive, le taux de réussite scolaire chez ses élèves est en hausse. Le taux de diplomation et de qualification de la cohorte 2011-2018 s’établit en effet à 76%, le plus haut taux répertorié à la CSL jusqu’à aujourd’hui.

Maxime Coursol

Le taux de décrochage scolaire continue de diminuer sur le territoire de la Commission scolaire des Laurentides.
Le taux de décrochage scolaire continue de diminuer sur le territoire de la Commission scolaire des Laurentides.
© (Photo L’information du Nord – Archives)

Ce taux de réussite de 76% présente une augmentation de 5% par rapport à l’année dernière, ce qui laisse croire à la CSL qu’elle devrait atteindre l’objectif ministériel contenu dans le PEVR, soit d’atteindre un taux de 82% pour l’ensemble du Québec en 2022. Soulignons que pour la même période, le taux de réussite provincial se situe à 81,8%.

Rappelons qu’en 2010, environ trois élèves sur dix décrochaient avant la fin de leur secondaire sur le territoire de la commission scolaire. « On est parti de loin, convient la présidente de la CSL, Johanne Hogue, mais nos efforts des dernières années ont porté fruit. »

Quels facteurs expliquent cette augmentation fulgurante du taux de réussite scolaire à la CSL, constaté dans les dernières données du ministère de l’Éducation? « D’abord, un de nos bons coups a été de suivre nos élèves sur 7 ans, au lieu de 5. De cette façon, on a continué à leur offrir des alternatives pour essayer de les faire terminer leur cheminement avec une qualification », dit Mme Hogue. L’apparition de programmes permettant de combiner formation professionnelle et travail pour un employeur, comme le PACE par exemple, a notamment joué un grand rôle dans cette hausse du taux de réussite.

Changement d’approche

La commission scolaire a également modifié son approche en mettant sur pied un programme de soutien au comportement positif. Chaque élève a un suivi de cheminement et chaque intervenant travaille de concert avec les autres. « Si je compare à quand j’étais intervenante dans les écoles, dans les années ’90, on travaillait davantage en silo. Maintenant, la façon d’intervenir a changé: nous avons donné des outils aux enseignants pour qu’ils puissent intervenir, entre autres pour prévenir l’intimidation », explique la présidente.

« On a voulu créer un véritable milieu de vie dans chaque école. »

-Johanne Hogue

Elle ajoute que la CSL a également voulu donner un plus grand rôle aux parents, en les consultant notamment pour élaborer son Plan d’engagement vers la réussite (PEVR), au même titre que les membres de son personnel, les élus municipaux et les partenaires de la petite enfance et de la santé et des services sociaux. « Tous ensemble, on a mis la main à la pâte pour établir des cibles vérifiables », assure-t-elle.

Plus de ressources

Il ne faudrait pas passer sous silence un autre facteur important dans l’augmentation du taux de réussite scolaire: l’ajout de ressources supplémentaires. Les élèves en difficulté d’apprentissage étant maintenant intégrés dans les classes régulières, on y a ajouté plus d’intervenants et récemment, on a assisté à une grande bonification des postes.

Précisons en terminant que pour l’ensemble du Québec, 77,6% des garçons ont obtenu leur diplôme ou une qualification après 7 ans, versus 86,1% des filles. Sur le territoire de la CSL, pour la cohorte 2011-2018, on parle plutôt de 79% des filles et 73,4% des garçons.

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Maxime Coursol

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