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8 octobre 2019

Projet d’école alternative des Vals

 « C’est beaucoup de travail, mais on y croit »

Des parents de Val-Morin et Val-David prennent le bâton du pèlerin pour fonder une école alternative dans leur communauté.

Maxime Coursol

Marie-Ève Gervais, Marie-Ève Béliveau et Jean-Luc Gagnon, du comité de parents derrière le projet d’école alternative des Vals.
Marie-Ève Gervais, Marie-Ève Béliveau et Jean-Luc Gagnon, du comité de parents derrière le projet d’école alternative des Vals.
© L’information du Nord – Maxime Coursol

Convaincus des bienfaits de cette approche, ces parents se sont d’abord investis dans le projet d’une telle école à Sainte-Adèle. Celle-ci a vu le jour cette année, mais malheureusement pour eux, elle est réservée en priorité aux élèves de Sainte-Adèle, puis du secteur Sud de la commission scolaire. Loin de se décourager, les parents en question ont choisi de se retrousser les manches et de fonder une telle école dans le secteur Centre, plus précisément dans la région de Val-David et Val-Morin.

« On était une trentaine, précise Marie-Ève Gervais, l’un de ces parents. On en a discuté puis on a formé un comité de neuf parents pour mener le projet. On a créé une page Facebook et on a entrepris des démarches auprès de la commission scolaire. »

Une pédagogie différente

L’objectif de cette école alternative, qui serait publique, c’est d’offrir aux enfants une pédagogie différente. Comme l’explique Mme Gervais: « On suit le programme du ministère de l’Éducation, mais ça permet de suivre un chemin différent, qui est non linéaire, pour arriver au même résultat. » Plutôt que d’imposer un cadre rigide pour tout un groupe, l’école alternative fait preuve de souplesse, en offrant à l’élève un enseignement plus personnalisé, qui mise sur son potentiel particulier. « On veut que nos enfants développent davantage leur autonomie, pour être mieux préparés à la vie adulte », précise Jean-Luc Gagnon, un autre membre du comité de parents derrière le projet.

Parmi les principes phares de cette future école, il y aurait l’entraide et la création d’un esprit de famille en favorisant des classes multiâges, l’importance de ne pas se comparer aux autres élèves (on mise sur la moyenne de groupe pour réduire chez les enfants la pression de réussir), le respect du rythme de l’enfant et favoriser le développement chez l’élève d’un esprit civique, de son empathie et de sa créativité.

« L’enfant s’approprie son éducation: le parent est là pour l’accompagner. »

-Jean-Luc Gagnon

Une telle école alternative implique nécessairement un important engagement des parents. Ceux-ci doivent accepter de s’impliquer dans la gestion de l’école, offrir des ateliers aux élèves, en plus de soutenir et encadrer leur enfant qui, en ayant plus de choix, doit apprendre à gérer son temps et sa façon d’apprendre. L’évaluation de l’enfant serait d’ailleurs menée de concert par le parent, l’enseignant et l’élève lui-même. 

La CSL « ouverte »

Interrogée sur son ouverture face à ce projet, la présidente de la Commission scolaire des Laurentides, Johanne Hogue, est formelle: « On n’est pas fermé à répondre aux besoins des parents. S’ils expriment le besoin d’offrir une école alternative à leurs enfants et qu’il y a un noyau solide qui est prêt à s’impliquer pour mener le projet, comme on a pu voir à Sainte-Adèle, on est prêt à les accompagner là-dedans. »

Forts de cette ouverture, le comité des parents mène présentement des séances d’information et de préinscription. La première a déjà eu lieu le 29 septembre à Val-David, une autre se déroulera à l’hôtel de ville de Val-Morin le 7 octobre à 18h30.

« Les préinscriptions n’engagent pas nécessairement le parent, pieds et poings liés, à envoyer son enfant dans notre future école, précise Mme Gervais. C’est plus un levier pour nous, pour démontrer à la commission scolaire l’intérêt des parents pour que le projet puisse aller de l’avant. » Ces séances sont aussi l’occasion de définir les orientations du projet et de prendre les suggestions des parents présents. Le comité est aussi à la recherche d’enseignants intéressés à travailler dans une telle école.

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Maxime Coursol

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