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8 octobre 2019

Sur le territoire de la commission scolaire

L’école alternative a la cote

Il n’y a pas si longtemps, seulement deux écoles alternatives existaient dans la région: L’Odyssée, publique, à Mont-Tremblant, et Imagine, privée, à Val-David. Or, depuis quelques années, on voit un engouement pour ce type d’école.

Maxime Coursol

Johanne Hogue, présidente de la Commission scolaire des Laurentides (CSL).
Johanne Hogue, présidente de la Commission scolaire des Laurentides (CSL).
© Photo gracieuseté

Une nouvelle école alternative a ainsi ouvert ses portes à Sainte-Adèle cette année et des projets sont sur la table pour Val-Morin (voir l’autre texte) et Lac-Supérieur. Qu’est-ce qui explique cette popularité chez les parents, selon la Commission scolaire des Laurentides (CSL)? « C’est une approche qui leur parle plus, qui met peut-être un peu plus l’accent sur le rythme de l’enfant, explique sa présidente, Johanne Hogue. Par contre, ce ne sont pas tous les enfants qui sont faits pour l’école alternative. C’est un système qui est moins approprié pour un enfant qui a besoin d’un cadre. »

Une école alternative est basée sur un mode d’enseignement différent, exigeant une implication plus importante des parents. Les classes fonctionnent beaucoup par projets, où on intègre des notions pédagogiques. Idéalement, lorsqu’une nouvelle école voit le jour, on part avec 60 élèves, en âge de fréquenter la maternelle, la 1re et la 2e année. Puis, chaque année, on ajoute un niveau. « Dans le fond, les élèves qui ont commencé en 2e année lors du démarrage de l’école restent les plus vieux de l’école jusqu’à ce qu’ils quittent pour le secondaire », explique Mme Hogue. C’est la recette qui a été retenue pour la nouvelle école de Sainte-Adèle.

Le régulier évolue

N’y a-t-il pas un risque de voir, éventuellement, trop de parents tourner le dos à l’école traditionnelle pour aller vers l’alternatif? « Non, répond Mme Hogue. Je ne crois pas qu’il y aura une vague de fond vers l’alternatif, car ça demande vraiment beaucoup d’implication des parents dans l’éducation de leurs enfants et ce ne sont pas tous les parents qui veulent ou peuvent faire ça. » De plus, le modèle régulier s’est davantage ouvert ces dernières années au plein air et aux arts, notamment. L’école La Relève de La Minerve, notamment, a mis sur pied des projets éducatifs spéciaux, à caractère alternatif, tout en demeurant une école de village dispensant un enseignement régulier. La nouvelle école de Saint-Adolphe-d’Howard a également un projet éducatif sortant du cadre régulier, sans pour autant être alternative.

La présidente de la commission scolaire conclut en rappelant que sur 7800 élèves inscrits à la CSL, en septembre 2019, seulement 300 environ vont dans une école alternative. Cela correspond à moins de 4% de tous les élèves.

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Maxime Coursol

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