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12 novembre 2019

Enfants de la région parrainés

Edward et Willyam, les visages du 24h de Tremblant

Comme chaque année, le 24h de Tremblant offre la chance aux équipes qui participent à l’événement de parrainer un enfant aux difficultés particulières. Cette année, deux des enfants parrainés sont de la région.

Maxime Coursol

Edward Daoust pose ici avec son frère Matthis, son toutou de naissance Titigre et son nouveau toutou Espoir, offert par la Fondation 24h.
Edward Daoust pose ici avec son frère Matthis, son toutou de naissance Titigre et son nouveau toutou Espoir, offert par la Fondation 24h.
© (Photo L’information du Nord – Maxime Coursol)

Willyam Cyr-Gamache a 10 ans et demeure à Sainte-Lucie-des-Laurentides. Edward Daoust, lui, a 11 ans et demeure à Sainte-Agathe-des-Monts. Ils ont deux choses en commun: ils sont autistes et seront parrainés par les équipes du 24h de Tremblant.

C’est la Fondation Tremblant, une des bénéficiaires des fonds recueillis lors du 24h, qui a retenu leurs candidatures. Dans le cas de Willyam, c’est la Maison de la Famille du Nord, où il va depuis des années, qui l’a référé à la Fondation Tremblant. Dans le cas d’Edward, c’est plutôt un concours de circonstances. Son frère jumeau, Matthis, assiste à chaque réunion du conseil de ville, et l’un des conseillers, Jean-Léo Legault, au courant des défis auxquels son frère est confronté, l’a référé à la Fondation.

Les deux garçons ont sympathisé la première fois lors du lancement du 24h, à Montréal. Ils y ont chacun reçu un toutou singe, fait spécialement pour eux: Edward a baptisé le sien Espoir, et Willyam Singey. À eux deux, une vingtaine d’équipes les parrainent. Plusieurs d’entre elles sont de la région: le Club de compétition Belle Neige, la Pourvoirie Baroux et le Tyroparc, notamment.

Edward

Edward Daoust est atteint d’un trouble du déficit d’attention avec hyperactivité (TDAH), d’autisme et de dyspraxie. Selon sa mère, Guylaine, cette dernière maladie est celle qui lui cause le plus de soucis, car elle a un impact important sur sa coordination des mouvements. « C’est comme si son cerveau n’écoutait pas son corps », explique-t-elle. En plus d’avoir de la difficulté à reconnaître le chaud et le froid, Edward ne voit pas ses muscles se développer naturellement: depuis deux ans, il doit aller chez un massothérapeute pour améliorer sa force musculaire.

L’élève de l’école Mgr Bazinet aime beaucoup écouter des vidéos sur YouTube, en particulier ceux de Lama fâché et de joueurs de jeux vidéo qui se filment en train de jouer. Selon sa mère, « Edward adore s’installer à côté de ses amis qui jouent à des jeux vidéo et leur dire tout ce qu’il faut faire pour passer le tableau ». Il danse également du hip-hop (ce qui aide à améliorer sa coordination) et a participé à un spectacle d’arts du cirque de l’école au Patriote, d’ailleurs financé par la Fondation Tremblant.

Willyam

Willyam Cyr-Gamache, de son côté, est atteint d’un trouble du spectre de l’autisme. Il a de la difficulté à sociabiliser, mais adore les films et les jeux vidéo, surtout ceux où le but est de prendre beaucoup de vitesse, comme Mario Kart par exemple. Il a déjà pratiqué le ski et la planche à neige. « Ça va être la première fois que je vois le 24h, ça va être intéressant », confie-t-il. Il a deux frères, Tony et Benny, quatre chats et un rat.

De son côté, le lancement du 24h l’a rendu nerveux au départ, selon sa mère Cynthia. « Il était un peu stressé d’entrer sur scène, mais finalement, ça s’est bien passé. Il a même dansé sur la scène après, alors que d’habitude, il est gêné devant les gens! », dit-elle.

Un week-end enlevant

Les deux enfants parrainés arriveront le vendredi 6 décembre à la Station Mont Tremblant pour le 24h, et y passeront la fin de semaine dans une chambre d’hôtel payée par les organisateurs de l’événement. Ils prendront des photos, iront se baigner, feront du ski, et encourageront beaucoup les participants. Edward s’est engagé pour sa part d’y aller durant la nuit, d’autant qu’il dort très peu et que c’est souvent là où les participants subissent une baisse d’énergie. « Je ne veux pas être juste une mascotte, je veux soutenir la cause », affirme-t-il.

Galerie de photos

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Maxime Coursol

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