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6 novembre 2019

Nouvelle industrie à Val-Morin

Montures Faniel exporte partout dans le monde

Rares sont ceux qui le savent, mais Val-Morin compte sur son territoire une entreprise spécialisée qui exporte partout dans le monde: Montures Faniel.

Maxime Coursol

Sur la photo, Anne-Marie Faniel et Patriick Bolduc, de Montures Faniel, lorsqu’ils ont reçu leur prix au gala MercadOr. Avec eux sur la photo, Ariel Retamal, directeur général et commissaire à l’exportation de Laurentides International, et Gérald Perron, conseiller principal chez Celcius Solutions Ventes.
Sur la photo, Anne-Marie Faniel et Patriick Bolduc, de Montures Faniel, lorsqu’ils ont reçu leur prix au gala MercadOr. Avec eux sur la photo, Ariel Retamal, directeur général et commissaire à l’exportation de Laurentides International, et Gérald Perron, conseiller principal chez Celcius Solutions Ventes.
© (Photo gracieuseté – Photographie M, Mélissa Gariépy)

Créée par Anne-Marie Faniel et Patrick Bolduc, partenaires en affaires et couple dans la vie, cette entreprise fabrique des montures de lunettes ophtalmiques et solaires. Elle s’est récemment installée aux anciennes installations de Bois Rond Laurentien, de Jay Anderson, au coin de la route 117 et de la rue Albert-Locas.

Ce déménagement à Val-Morin était pour le moins inattendu pour le couple, qui demeure dans la localité. « On a longtemps fait affaire avec des partenaires en France, mais on avait le désir de faire nos montures nous-mêmes et d’ouvrir un atelier au Québec. Idéalement, on souhaitait les fabriquer dans les Laurentides, dans un lieu plus reculé, et on cherchait un endroit quand on a appris que M. Anderson voulait vendre. On a tout de suite saisi l’opportunité de travailler à quelques kilomètres de chez nous », raconte Patrick Bolduc.

Pour l’instant, les installations de Montures Faniel sont modestes. On compte, outre le couple et leur fille qui a elle-même créé une collection pour la compagnie, quatre employés: deux à la production, deux aux ventes. Le potentiel de croissance est cependant bien présent. « Avec nos nouvelles machines qui seront installées à Val-Morin cet automne, on aura la possibilité de fabriquer un nouveau modèle par semaine. C’est hallucinant! », dit M. Bolduc, qui explique qu’avant, ça pouvait prendre jusqu’à quatre ans entre la conception d’un modèle et sa sortie en magasin.

Une « explosion » des ventes

Montures Faniel fait concurrence aux gros joueurs internationaux en faisant le pari de l’unicité et de la qualité, depuis 2008. Il semble que la formule fonctionne, puisque l’entreprise a connu ces deux dernières années une croissance fulgurante. Le marché américain, en particulier, s’est ouvert rapidement aux montures de l’entreprise. « C’est une véritable explosion, on est rendu à 150 points de vente en Amérique du Nord, grâce à notre équipe de représentantes vraiment dynamique », confie Anne-Marie Faniel.

De plus, l’entreprise développe lentement mais sûrement le marché européen et vise une expansion en Asie d’ici peu. Au Québec, la marque est déjà bien établie, puisqu’elle fournit en exclusivité les magasins Les Branchés, également propriétés du couple Faniel-Bolduc.

Le commerce avec les autres pays est si florissant que Montures Faniel a remporté le 17 octobre, lors du Gala MercadOr Laurentides 2019, le prix Nouvel Exportateur. Ce gala, organisé depuis maintenant 21 ans par l’organisme Laurentides International, récompense les différents exportateurs de la grande région des Laurentides qui se sont particulièrement démarquées à l’étranger au cours de la dernière année. 

La philosophie Faniel

D’abord fondée pour offrir des montures 100% recyclables, fabriquées avec un matériau écologique, Montures Faniel a surtout fait sa place avec ses modèles de montures uniques. Anne-Marie Faniel se base en effet sur trois critères pour créer une monture: le teint, la couleur et la forme des yeux et la couleur des cheveux.

« Notre but, c’est de ne pas être dans la mode, mais plutôt dans l’esthétique, explique-t-elle. On ne suit pas les tendances, on se base sur le client, sur son visage, pour lui offrir une monture qui va le distinguer des autres. »

« Nos clients veulent une paire de lunettes qui leur fait assumer leur unicité. C’est un accessoire, au même titre qu’une cravate ou des souliers. Il y en a qui ont plusieurs paires et qui décident laquelle ils vont porter le matin, selon leur humeur », conclut Mme Faniel.

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Maxime Coursol

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