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3 décembre 2019

Une autre bonne saison pour le ski

« Un cœur de l’hiver plus glacial » - Éric Chatigny, météorologue

À quel genre d’hiver faut-il s’attendre dans les Laurentides en 2019-2020? Y aura-t-il autant de neige que l’an dernier? Nous avons posé la question à Éric Chatigny, passionné météorologue de Sainte-Agathe et enseignant à l’école secondaire Curé-Mercure, à Mont-Tremblant.

Éric Chatigny s’attend à un mois de janvier 2020 plus glacial que d’habitude.
Éric Chatigny s’attend à un mois de janvier 2020 plus glacial que d’habitude.
© (Photo L’info du Nord - Archives)

« Les signes indicateurs sont plus faibles, comparativement par exemple quand on note les phénomènes « El Niño » ou « El Niña », ce qui n’est pas le cas cette année. Cependant, selon certains indices observés par les spécialistes, il semble que nous soyons sur la trajectoire de la plupart des systèmes qui vont balayer le pays. En d’autres mots, cet hiver, on peut s’attendre à recevoir davantage de précipitations que la normale. Du fait qu’on soit saison froide, on espère que ces précipitations seront sous forme de neige, ce qui n’écarte pas la possibilité de connaître des épisodes de redoux ou de pluie verglaçante qui pourrait faire fondre une partie de cette neige tombée au sol. On se rappelle que l’année dernière, du fait qu’on n’avait pas eu beaucoup de périodes de fonte, on avait accumulé beaucoup de neige (au sol), comparativement par exemple à l’hiver 2008 où les précipitations avaient pourtant été beaucoup plus abondantes », explique-t-il.

Bref, attendons-nous cet hiver à plus de précipitations que la normale, émet avec prudence M. Chatigny.

Risque d’inondations

Notre météorologue souligne de plus que certains signes pointent vers un « cœur de l’hiver » beaucoup plus froid que les années passées. « Nous n’avons pas vraiment connu de grands froids ces derniers hivers, explique-t-il. Certains indicateurs nous annoncent en fin janvier, début février 2020 des températures nettement sous la normale. C’est à surveiller… »

À plus long terme, le passionné météorologue anticipe qu’à cause de ces possibles abondantes précipitations – neige ou pluie – «  il y aura encore le printemps prochain un grand risque d’inondations, surtout si on reçoit beaucoup de neige et si l’hiver donne des signes de vouloir s’accrocher. »

Par ailleurs, l’automne 2019 et l’hiver qui vient semblent sourire aux centres de ski et de sports de glisse, termine M. Chatigny, surtout ceux qui ont commencé depuis quelques semaines à souffler de la neige artificielle sur leurs pentes et leurs pistes. « La neige tombée depuis le 10 novembre est toujours au sol (dans les Laurentides). Les adeptes de sports d’hiver connaissent encore cette année un début de saison hâtif. Un coup d’œil aux statistiques révèle qu’en moyenne depuis 1999, les premières tempêtes où la neige reste au sol survenaient au début du mois de décembre, alors que depuis les quatre dernières années, elles surviennent un mois plus tôt, début novembre. »

Bref attendons-nous à un hiver qui nous paraîtra d’autant plus long qu’en plus d’un printemps qui risque de se faire attendre, nous connaîtrons des températures glaciales fin janvier début février.

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