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12 mars 2019

Leur maison écrasée par la neige

Un mouvement de solidarité s’organise pour les Parent

Une résidence démolie quand son toit s’est affaissé sous le poids de la neige pourrait être reconstruite grâce à un remarquable élan de solidarité des membres de la communauté de Sainte-Lucie-des-Laurentides.

René-Pierre Beaudry , journaliste

Le jeudi, le fils du couple affirme avoir déneigé la partie arrière du toit de la maison. Il devait terminer l’opération le lendemain matin, mais...
Le jeudi, le fils du couple affirme avoir déneigé la partie arrière du toit de la maison. Il devait terminer l’opération le lendemain matin, mais...
© Photo L'information du Nord - René-Pierre Beaudry

La résidence du 885, Chemin de Ste-Lucie, face au Chemin Huot, s’est soudainement écroulée dans l’avant-midi du vendredi 1er  mars. Chanceux dans leur malchance, les propriétaires depuis 33 ans de cette maison canadienne de plain-pied bâtie au début des années 70, Jean-Pierre Parent et sa femme Nicole, étaient absents au moment de l’effondrement.

Leur fils, Jean-François Parent, 43 ans, était venu la veille déneiger la partie arrière du toit. Il devait compléter l’opération le lendemain, vendredi. « Je suis arrivé chez mes parents vers 9h30. J’ai remarqué une bosse dans le mur, près d’une fenêtre, a-t-il confié. J’ai dit à mon père de sortir pour voir la bosse. En voyant ça, j’ai compris que l’écrasement du toit était une question de temps. Je ne me doutais pas que ça se produirait aussi vite. En revenant de Sainte-Agathe où mes parents avaient des courses à faire, je devais terminer le déneigement en nettoyant la portion avant du toit. » Jean-François ajoute qu’il avait tout l’équipement nécessaire dans sa voiture: pelle carrée, pelle traineau (bucket), en plus d’une échelle et de la gratte à neige au manche téléscopique laissée la veille à l’arrière de la maison.

PERTE TOTALE

« Jean-François avait déjà déneigé la toiture deux fois (depuis le début de l’hiver), reprend M. Parent, un cuisinier à la retraite bientôt âgé de 75 ans. Il y avait beaucoup de neige sur le toit. Ces derniers temps, ça craquait de partout dans la maison, mais les portes fermaient sans problème. (Jean-François) nous a reconduits en ville pour nos commissions vers 10h30 ou 11h. À notre retour, la maison s’était écrasée, avec nos deux petits chiens, Zoé et Lola, toujours à l’intérieur... »

Le septuagénaire est entré dans la maison en passant par la véranda arrière. Les deux mini-caniches âgés de 17 ans étaient blottis contre la porte. Leur maître a pu les sortir sains et saufs.

La bâtisse est une perte totale. Les Parent se demandaient bien où ils allaient trouver refuge. La réponse n’a pas tardé. Grâce à l’intervention de la mairesse Anne-Guylaine Legault, ils ont été hébergés les premiers jours – et sans frais - dans un chalet du Manoir des Pins, à Sainte-Lucie. Les sinistrés ont depuis trouvé un logement meublé à loyer modique à Sainte-Lucie.

PROBLÈME AVEC LES ASSURANCES

M. et Mme Parent ont un obstacle de taille à affronter. L’entreprise qui assure leurs biens refuserait de les dédommager, faute d’un reçu prouvant que leur toit avait été déneigé cet hiver. Un tiers s’occupe entre-temps à faire entendre raison à la compagnie d’assurances.

M. Parent garde en outre espoir que la mairesse Legault parviendra à convaincre des commanditaires à fournir les matériaux nécessaires à la reconstruction. De plus, des citoyens lucilois ont laissé entendre qu’ils se mobiliseraient et participeraient à une corvée de solidarité afin de bâtir d’ici quelques mois une nouvelle résidence pour le vieux couple.

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René-Pierre Beaudry , journaliste

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