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19 avril 2019

Investissements de 2,5 M$

Québec veut valoriser le tourisme

Conscients des besoins de main-d'œuvre de l'industrie touristique, les ministères québécois du Tourisme et du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale ont annoncé le 5 avril des investissements de 2,5 millions de dollars.

Maxime Coursol , Rédacteur en chef

La pénurie de main-d’œuvre frappe tous les secteurs d’activités, en particulier dans les régions touristiques.
La pénurie de main-d’œuvre frappe tous les secteurs d’activités, en particulier dans les régions touristiques.
© L’information du Nord – Archives

L’annonce a été faite conjointement avec l'Alliance de l'industrie touristique du Québec (AITQ), les associations touristiques et le Conseil québécois des ressources humaines en tourisme (CQRHT). La somme sera utilisée dans deux buts: le premier est le lancement d’une campagne de valorisation des métiers du tourisme et le second, la mise en place d'un programme de formation de courte durée pour les travailleurs demeurant en région éloignée.

Selon Kim Martel, de l’AITQ, les sommes investies par le ministère du Tourisme serviront à mener des activités de relations publiques dès ce printemps, pour un investissement de 100 000$. « On veut mettre de l’avant les métiers liés au tourisme, les faire connaître, les vanter, si on veut, pour pousser les gens à choisir ce secteur d’activités », a-t-elle expliqué à L’information du Nord. On vise le printemps pour donner un coup de pouce aux entreprises en plein cœur de leur période d'embauche pour les emplois saisonniers et occasionnels d'été. Une campagne promotionnelle agressive suivra plus tard, au coût de 650 000$.

Éventuellement, une stratégie d'accompagnement des PME sera aussi mise en branle afin d'aider celles-ci à améliorer leur compétitivité au regard des emplois offerts. D’autres sommes iront au développement d'outils en appui à cette démarche.

Les Laurentides sur les lignes de côté

En ce qui concerne le programme de formation, toutefois, il ne sera offert que dans neuf régions du Québec. Les Laurentides n’en font pas partie. Selon Isabelle Girard du CQRHT, ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de besoins dans notre région: au contraire, elle reconnaît que les Laurentides sont un des pôles touristiques où le besoin de main-d’œuvre est criant, surtout en restauration.

« Il y a pénurie d’aides-cuisiniers partout au Québec, confie-t-elle, mais en particulier chez vous. Le problème, c’est que les clientèles éloignées dans votre coin sont surtout dans Argenteuil et dans Antoine-Labelle, et que les besoins se situent plus entre Saint-Jérôme et Mont-Tremblant. Le transport est déficient entre ces secteurs, ce qui rend difficile les déplacements. Nous avons donc choisi de concentrer nos efforts dans des régions où les régions éloignées et les régions où les besoins sont les plus grands sont les mêmes. »

Mme Girard assure cependant que le CQRHT interviendra néanmoins sur le territoire des Laurentides en y menant une valorisation de « l’expérience employé ». Celle-ci est inspirée d’une stratégie marketing bien connue, « l’expérience client », qui consiste à encadrer l’employé tellement bien dans son installation en région qu’on pourra le fidéliser et, ultimement, le pousser à en parler en bien. « Comme ça, on passe le mot et on attirera peut-être plus de main-d’œuvre qui feront eux-mêmes les démarches pour s’installer dans les Laurentides », conclut-elle.

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Maxime Coursol , Rédacteur en chef

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