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30 juillet 2019

De la rue St-Vincent à la rue St-Denis

Une riche histoire qui s’achève pour La Gamine

Quand Nicole Ritchie a lancé la boutique La Gamine, à Sainte-Agathe-des-Monts en 1973, elle ne se doutait pas qu’un jour, son entreprise aurait pignon sur rue à Montréal.

Maxime Coursol , Rédacteur en chef

Nicole Ritchie et son associé des 11 dernières années, Sylvain Lessard.
Nicole Ritchie et son associé des 11 dernières années, Sylvain Lessard.
© Photo gracieuseté

C’est pourtant ce qui s’est produit. Les hasards de la vie l’ont fait rencontrer Sylvain Lessard, un représentant en vente de vêtements, avec qui ç’a tout de suite cliqué. « On pensait pareil à 80%, sur ce qui est le plus important. L’autre 20%, on en parlait et on s’entendait », glisse la commerçante avec un sourire.

Sylvain Lessard a d’abord travaillé trois ans pour elle à Sainte-Agathe, avant de retourner à Montréal, qui lui manquait. Puis, en 2008, il a contacté Mme Ritchie pour lui faire une proposition étonnante: ouvrir une boutique dans la métropole. Après plusieurs réflexions et démarches, la détaillante agathoise a accepté de faire le saut et une boutique La Gamine a vu le jour sur la rue St-Denis.

11 ans plus tard, c’est la fin de l’aventure (cliquez pour voir l'autre texte). Toutefois, elle ne regrette rien. « On disait souvent à la blague que Sylvain m’avait fait une déclaration d’amour de travail. Il a été mon associé et a vraiment bien géré la boutique de Montréal, pendant que je m’occupais de celle de Sainte-Agathe », confie Nicole Ritchie.

Des hauts et des bas

Cette expansion à Montréal marquait un peu la consécration pour l’entrepreneure. C’était la suite d’une longue série d’événements où elle avait toujours su tirer son épingle du jeu. Celle qui avait quitté un emploi de secrétaire juridique un peu sur un coup de tête, à 24 ans, pour racheter une boutique de vêtements, dit d’ailleurs qu’un « bon ange gardien » veille sur elle.

« Au départ, quand je me suis lancée en affaires, j’étais bonne en comptabilité, mais c’est à peu près tout. J’ai appris le métier de A à Z », confie-t-elle. Comme ses affaires prenaient leur essor, la crise économique des années ’80 l’a éprouvé rudement. « J’ai vraiment pensé fermer en 1981, quand il a fallu que je renouvelle ma marge de crédit à un taux d’intérêt de 22%, se souvient-elle. Finalement, j’ai bien fait de continuer, car les affaires ont repris. En 1984, je lançais ma boutique de vêtements masculins L’Homme en plus et en 6 mois, elle était payée. Le succès était au rendez-vous. »

Une implication continue

Demeurant à cinq minutes à pied de sa boutique, Mme Ritchie n’a jamais eu de difficulté à conjuguer sa vie de famille avec son travail. Elle n’a néanmoins jamais compté ses heures, restant souvent tard le samedi et ouvrant le dimanche, alors que ce n’était pas permis à l’époque. Elle a d’ailleurs mené le combat pour que Québec donne à Sainte-Agathe un statut de ville touristique à l’année, ce qui permettait aux commerces d’ouvrir le dimanche.

Elle a toujours donné du temps pour les événements organisés sur la rue St-Vincent pour Pâques, Noël et la Saint-Jean-Baptiste, sans oublier la vente-trottoir. « On allait même décorer les locaux vides sur la rue pour que ce soit beau pour les événements », se remémore-t-elle. Une de ses plus grandes fiertés aura aussi été de créer le défilé de mode des finissants, qui a eu lieu de 1985 à 1995, notamment au Patriote.

Mme Ritchie reconnaît toutefois qu’une telle implication a été possible pour elle en partie grâce au dévouement de ses employés. Elle salue en particulier Ginette Antaya, qui a travaillé pour elle 36 ans, et Monique Senécal, à son emploi depuis huit ans.

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Maxime Coursol , Rédacteur en chef

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