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5 mai 2017

Atteinte d'un trouble de la personnalité limite

Dominique a appris à surmonter tous les obstacles!

Dominique Dussault a appris, il y a 15 ou 20 ans, qu'elle était atteinte d'un trouble de la personnalité limite (TPL).

De gauche à droite, Nancy Ponton, coordonnatrice de L'Envolée, et Dominique Dussault, présidente du conseil d'administration.
De gauche à droite, Nancy Ponton, coordonnatrice de L'Envolée, et Dominique Dussault, présidente du conseil d'administration.
© Photo TC Media - Daniel Deslauriers

Dominique Dussault a appris, il y a 15 ou 20 ans, qu'elle était atteinte d'un trouble de la personnalité limite (TPL).

Le trouble de la personnalité limite est une maladie mentale caractérisée par une instabilité émotionnelle. Les individus aux prises avec ce trouble ont du mal à maîtriser leurs impulsions et à maintenir de bonnes relations interpersonnelles.

Le fond du baril

Tout s'est effondré lorsque son poste d'infirmière a été aboli. "J'ai développé de graves problèmes d'anxiété, je ne me trouvais pas bonne et je me disais que je ne méritais pas de vivre", raconte cette femme de 49 ans qui a tenu à partager ce témoignage avec la quarantaine de personnes qui ont assisté, le 4 mai dernier, à l'événement portes ouvertes de L'Envolée à Sainte-Agathe-des-Monts.

Elle a continué à s'enliser dans son malheur en multipliant les tentatives de suicide, en se mutilant et en tentant même de s'immoler, ce qui l'a plongé dans un long coma et nécessité quelques années de réhabilitation. "À cette époque, je passais 3 jours sur 7 à l'hôpital et, à un certain moment, on m'a déclaré invalide", nous dit cette mère de 3 enfants.

Renaissance

C'était avant de rencontrer L'Envolée, cet organisme communautaire et alternatif d’entraide et de réadaptation qui aide les personnes, qui vivent ou qui ont vécu des troubles de santé mentale, à acquérir et à maintenir un état de bien-être personnel. "Quand je me suis présentée, personne ne m'a jugée et personne ne m'a demandé si j'étais intervenante ou bénéficiaire. Ils m'ont acceptée tel que je suis. Avec le temps, L'Envolée est devenu mon point d'encrage", dit-elle.

Une véritable thérapie en soi pour cette résidente de Saint-Faustin-Lac Carré qui a repris confiance en la vie petit à petit. "J'ai abandonné la plupart de mes médicaments et mon statut d'invalide et je travaille maintenant quatre jours par semaine."

Mme Dussault, qui est devenue la présidente du conseil d'administration de L'Envolée, dénonce, dans un même souffle, le manque de ressources dans le milieu. "La clé, c'est d'avoir tout le soutien nécessaire et L'Envolée m'a apporté ça. Je sais que je peux "planter" demain matin, mais je sais aussi que je peux me relever parce que j'ai appris à gérer mes émotions. Ma fierté aujourd'hui, c'est de pouvoir en parler librement. Avec ce témoignage, je veux donner un peu d'espoir à ceux et celles qui ne voient pas le bout du tunnel. Il est toujours possible de s'en sortir quand on veut", conclut Mme Dussault.

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