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Virage vert dans la région

De déchet de plastique à matelas

Éviter le gaspillage a toujours été une valeur importante pour Colette Paquin, de Val-David, qui fabrique entre autres des tapis à sol à partir de vieux sacs de lait en plastique pour les gens de la rue.

Maxime Coursol

Il faut 300 sacs de lait à Colette Paquin pour fabriquer un tapis de sol.
Il faut 300 sacs de lait à Colette Paquin pour fabriquer un tapis de sol.
© L’information du Nord – Maxime Coursol

Dès ses 20 ans, inspirée en cela par ses parents très économes, elle s’est souciée de l’environnement et a usé de créativité pour réutiliser ses déchets chaque fois qu’elle le pouvait. C’est ainsi qu’elle a commencé à tricoter des doudous pour enfants avec ses « restants de laine » pour un organisme du quartier Rosemont de Montréal, où elle demeurait alors.

Par cette implication, Mme Paquin a été mise en contact avec un autre organisme, Rose Café Montréal, qui vient en aide aux itinérants. Parmi les gestes posés par ce dernier, il y avait la fabrication de tapis de sol à partir de vieux sacs en plastique, utilisés pour transporter les poches de lait. Ces matelas permettent à des gens de la rue de ne pas dormir directement sur le sol. Fascinée par cette idée, la dame a tout de suite demandé qu’on lui montre comment faire. « Ça n’a pas été long que j’ai décidé de me joindre à eux pour en fabriquer aussi », confie-t-elle.

« On prend des sacs de lait parce qu’ils sont résistants, ils sont conçus pour éloigner les insectes et sont antibactériens, continue-t-elle. On réussit à faire des tapis de sol légers avec ça, faciles à transporter pour les gens de la rue. » Il lui faut environ 40 heures, à temps perdu, pour réaliser un tapis de sol d’une dimension de 36 pouces par 66 pouces (91 cm x 168 cm). « J’en produis environ un par deux semaines », avance-t-elle.

Maintenant à Val-David

Maintenant installée à Val-David, Colette Paquin a lancé l’organisme Copadoudou (pour COlette PAquin DOUDOU) et continue ses activités, tant de tricotage de doudous et couvertures de laine que de tapis de sol. Elle a commencé à offrir ses tapis de sol aux organismes locaux L’Écluse des Laurentides et le Book humanitaire, qui ont tout de suite été preneurs.

Récemment, elle a commencé à récupérer les emballages de rouleaux de tissu de la microentreprise de Val-Morin Petit velours, de Jacinthe Rondeau, qui fabrique des couches lavables. « Ce plastique est parfait pour la ganse qui sert à transporter le tapis de sol », confie Mme Paquin (voir photo ci-dessous). Une autre entreprise de la région, La Mie Richard, a emboîté le pas.

Collecte de sacs

Chaque tapis prend environ 300 sacs de lait, coupés en lanières puis attachés ensemble et crochetés. Il faut donc trouver plusieurs personnes qui acceptent de les ramasser. Les amis de Mme Paquin à Montréal le font, mais elle souhaiterait rejoindre aussi les habitants de sa région d’adoption. Un point de chute pour aller porter ses sacs a été trouvé à Val-David (l’atelier de coiffure des Verts Sommets), mais elle espère qu’une entreprise de Sainte-Agathe accepte de le faire aussi.

« Sainte-Agathe est un carrefour important, tout le monde dans le coin passe par là. Si on pouvait y déposer ses sacs en passant et que moi je les récupère, ça serait extraordinaire! », conclut-elle.

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