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13 mars 2019

Premier long-métrage de fiction québécois de Netflix

Silence on tourne à Sainte-Agathe!

Guidées par des recherches exhaustives et des suggestions de sites faites par le Bureau du cinéma et de la télévision des Laurentides, des équipes de tournage ont récemment choisi Sainte-Agathe-des-Monts et sa région pour y tourner deux longs-métrages.

René-Pierre Beaudry , journaliste

On tourne ce mois-ci le premier long-métrage québécois de Netflix qui a choisi pour site un secteur de Sainte-Agathe-des-Monts.
On tourne ce mois-ci le premier long-métrage québécois de Netflix qui a choisi pour site un secteur de Sainte-Agathe-des-Monts.
© Photo L'information du Nord - Archives

Les 26 et 27 février, une première équipe de 150 techniciens était à pied d’œuvre pour filmer Dreamland, une coproduction Canada Belgique, au Tyroparc sur Chemin du Mont Catherine.

Presqu’au même moment, une autre équipe débutait le tournage du premier long-métrage fiction québécois de Netflix dans un secteur de Sainte-Agathe. Le site est pour l’instant tenu secret, une exigence de la méga-entreprise américaine.

Nous avons appris que ce film sera diffusé sur Netflix d’ici un an ou deux. Dans un article du journal La Revue du 27 novembre, Gilles Fontaine révélait qu’on s’apprêtait à tourner (à Sainte-Agathe, NDLR) un « suspense d’action, un thriller qui traite de survivalisme et de la peur humaine. »  

EXPLOSIONS ET CASCADES

L’information du Nord a réussi à se rendre jusqu’au camp de base de ce tournage, où nous avons rencontré Julie Groleau, productrice et cofondatrice de la maison de production Couronne Nord, et François Bonneau, directeur de production.

Dans la courte entrevue qu’ils nous ont accordée, la productrice a confié que c’est en utilisant des drones survolant différents secteurs de Sainte-Agathe que l’équipe a procédé au repérage des endroits où allaient se tourner plusieurs scènes extérieures du film. « Mais auparavant, on a sillonné beaucoup de villages et villes de la région des Laurentides », d’ajouter quant à lui le directeur François Bonneau.

« Notre maison de production s’appelle Couronne Nord pour une bonne raison », a repris Mme Groleau. « Nous effectuons la quasi-totalité de nos tournages dans cette région parce que nous sommes une gang qui vit dans les Laurentides. »

Pour ce tournage hivernal, il fallait travailler dans un endroit à la fois proche de Montréal et où la neige – abondante et blanche - resterait dans le paysage jusqu’à la fin mars. « Dans les Cantons de l’Est, ça se réchauffe trop vite. Il fallait donc tourner dans les Laurentides et encore là, à plus de 60 km au nord de la métropole, où le microclimat est propice aux conditions recherchées », a continué M. Bonneau.

Le tournage de ce premier long-métrage québécois de Netflix doit durer une trentaine de jours. À défaut de divulguer le titre de travail du film ou sa distribution artistique, Julie Groleau a mentionné que le co-fondateur de Couronne Nord, le Blainvillois Patrice Laliberté, en était le réalisateur.

Le site choisi pour ce film d’action est tenu caché le plus possible pour respecter une exigence de Netflix. Une autre raison est que ce gros plateau mobilise 70 personnes pour un tournage surtout en extérieur, dans le froid et la neige, avec des cascades, explosions et effets spéciaux.

« Nous avons des mesures de sécurité très intenses, y compris une sécurité aquatique », termine M. Bonneau. « Pour que tout se passe bien, il nous faut avoir un contrôle absolu des lieux et des allées et venues sur le plateau. »

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René-Pierre Beaudry , journaliste

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