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29 janvier 2019

Plusieurs fois finaliste aux Prix Juno

Elizabeth Shepherd lance son 5e album à Val-David

Finaliste plus d’une fois aux prestigieux Prix Juno, l’artiste de jazz native du Manitoba Elizabeth Shepherd a priorisé Val-David pour lancer son 5e  album, « Montréal », le 2 février, à la salle communautaire au cœur du village. Un deuxième lancement est prévu une semaine plus tard, cette fois à Montréal.

René-Pierre Beaudry , journaliste

La jazzwoman Elizabeth Shepherd lance son 5e album lors d'un récital donné en la salle communautaire de Val-David, le samedi 2 février, à 20h.
La jazzwoman Elizabeth Shepherd lance son 5e album lors d'un récital donné en la salle communautaire de Val-David, le samedi 2 février, à 20h.
© Photo L'information du Nord - René-Pierre Beaudry

Le jazz, Elizabeth le reconnaît d’emblée, n’est pas une musique qui plaît à tous les publics. Souvent dans ses salles, il y a des oreilles pour qui ce style musical sonne comme du chinois. Aussi sourit-elle quand, à sa sortie de scène après un spectacle, quelqu’un de l’assistance lui avoue candidement: « J’aime pas le jazz, mais j’aime ce que vous faites. »

« C’est vraiment le plus beau compliment qu’on peut me faire », avoue celle qui n’ambitionne pas pour autant de devenir ambassadrice de cette « musique qui a son propre langage », comme elle le dit si bien.

Cette auteure, compositrice et interprète est née à Winnipeg. Ses parents étaient ministres à l’Armée du Salut. Toute jeune, elle les a suivis un peu partout au Canada, notamment à Toronto, où elle a d’ailleurs fait la rencontre de Johan (Hultqvist), un artiste d’«afrobeat » (un des nombreux styles de jazz, NDLR), qui allait devenir son conjoint.

« Entre chacun de nos nombreux déménagements, nous avons presque toujours fait escale à Montréal avant de partir vivre en France où j’ai appris le français » a-t-elle ajouté.

Finaliste aux Prix Juno

Il y a quelque temps, Elizabeth et son mari originaire du Nord de la Suède se sont établis avec leurs deux fillettes âgées de sept et deux ans à Sainte-Lucie-des-Laurentides. « Nous recherchions un milieu de vie proche de la nature, mais à proximité d’une communauté artistique bien vivante et pas trop loin de mes parents qui vivent à Montréal. Nous avons trouvé tout cela ici. Depuis que je suis à Sainte-Lucie, je compose beaucoup plus que par le passé. La nature m’inspire. »

En plus du jazz, la chanteuse sait interpréter avec maestria des compositions de d’autres auteurs, par exemple « Les amoureux des bancs publics » de Georges Brassens, qu’elle qualifie de génie. « C’est une chanson qui vient me chercher », explique-t-elle.

Rappelons qu’Elizabeth Shepherd a été finaliste aux Prix Juno, d’abord en 2006, à son tout premier album en carrière, « Start To Move », puis en 2012 pour son 4e disque, « Rewind ».

Lors d’un spectacle présenté le samedi 2 février à 20h dans la salle communautaire de Val-David, elle lancera en grande première son 5e album, « Montréal ». Les 11 titres qu’il renferme s’inspirent d’autant d’histoires qui ont touché l’auteure, chacune racontée par une personne dans, chacune, un endroit spécifique à Montréal. Ainsi, dans « La boxe », Elizabeth a écouté le récit de vie exceptionnel du boxeur-acteur Deano Clavet, qui avait notamment joué dans la série « Omerta ». Le contexte géographique du récit? Le marché public Atwater, dans le secteur sud-ouest de la métropole, qui jadis a été notamment un rendez-vous de boxe et de lutte professionnelles.

Outre son nouvel album, Elizabeth Shepherd entreprendra la présentation d’une série de concerts – dont le premier est inspiré du Mont Kaaikop – devant une quarantaine de personnes dans sa grande maison à Sainte-Lucie-des-Laurentides, série qui, souhaite-t-elle, pourra prendre de l’ampleur entre les incontournables tournées vers lesquelles son amour du public continuera de la pousser.

Renseignements : http://elizabethshepherd.com.

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René-Pierre Beaudry , journaliste

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