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12 novembre 2019

Célia Golay/Collaboration spéciale

Duo Beija-Flor, un vent d’air frais pour la musique classique

Convaincu que la musique classique ne doit pas rester figée dans une époque, le Duo Beija-Flor, de Val-David, propose un voyage musical coloré mélangeant guitare classique et flûte traversière. Entrevue avec Charles Hobson et de Marie-Noëlle Choquette, un duo aux inspirations internationales. 

Marie-Noëlle Choquette et Charles Hobson du Duo Beija-Flor étaient de passage au Théâtre du Marais de Val-Morin en octobre
Marie-Noëlle Choquette et Charles Hobson du Duo Beija-Flor étaient de passage au Théâtre du Marais de Val-Morin en octobre
© (Photo L’information du Nord - André Chevrier)

Avec le classique duo d’un instrument à corde et d’un à vent, ils ont là une base parfaite présente dans toutes les cultures musicales du monde « C’est la job du musicien que d’être interprète d’autres cultures », mentionne Charles, le guitariste du duo. C’est d’ailleurs là leur défi. Grâce à leur musique, il est question de chercher à prouver que la musique classique est mondialement la même, à la base. 

Ensuite, ce sont les cultures de chacun qui viennent rajouter les « épices » qui vont faire la différence. En interprétant des musiques du monde, Duo Beija-Flor prouve qu’on peut unifier toutes les cultures et toutes les nations grâce à des thèmes universels. Le groupe rajoute que « on est tous pareils, en musique il n’y a ni paroles ni frontières, ça touche tout le monde de la même manière ». Le genre ethno classique, selon ce duo, se retrouve alors dans toutes disciplines artistiques.

Briser les préjugés

Un autre gros enjeu du groupe est de sortir la musique classique des préjugés. Selon eux, la musique classique est accessible pour tous les goûts et tous les âges, elle n’est pas réservée qu’à une classe sociale particulière. 

« On veut vraiment sortir la musique classique de l’époque baroque. »

-Marie-Noëlle Choquette

D’ailleurs, lorsqu’on leur a demandé si leur musique était accessible à tous, c’est sans hésitations qu’ils ont répondu oui. « C’est la musique qui, je pense, a le potentiel de plaire à la majorité des gens, mais les gens ont en peur de par sa connotation nationaliste et bourgeoise », croit Marie-Noëlle, joueuse de flûte depuis son plus jeune âge. Charles, lui, nous rappelle que la musique dite classique peut et doit se transformer. « C’est dans la forme que la musique classique doit se renouveler et non dans son écriture ou son répertoire », estime-t-il. La musique classique ne doit donc pas rester figée dans une époque, nous propose le groupe. 

Pour ce qui est de leurs futurs projets, ils aspirent, après avoir produit trois albums basés sur un tour du monde musical, à proposer un opus de base canadienne, d’ici, en collaboration avec une jeune compositrice de Yellowknife qui voudrait s’inspirer de la glace et du nord. 

En attendant, il est possible de les suivre sur Facebook, Spotify et sur leur site Internet pour de ne pas manquer leurs prochains concerts, et afin de soutenir et de consommer des artistes d’ici. 

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