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13 mars 2019

Seul club vidéo des Laurentides

La Cinémathèque Méliès pareille aux irréductibles Gaulois

Contre vents et marées, le Cinémathèque Méliès de Val-David garde le cap et continue de faire face à la tempête.

Daniel Deslauriers , journaliste

Sur la photo, Sonia Paquin et Nicole Vézina de la Cinémathèque Méliès de Val-David.
Sur la photo, Sonia Paquin et Nicole Vézina de la Cinémathèque Méliès de Val-David.
© Photo L'information du Nord - Daniel Deslauriers

Avec la fermeture du Club Vidéotron de Mont-Tremblant, à la mi-janvier, la Cinémathèque Méliès est maintenant le seul club vidéo encore en vie entre Saint-Jérôme et Mont-Tremblant. Une bataille de tous les instants contre les Netflix de ce monde qui gagnent toujours un peu plus de terrain.

« Bien sûr, on ne peut pas battre Netflix sur son terrain avec ses mini-séries. Pour les films français et étrangers, de même que les vieux classiques, la Cinémathèque Méliès vaut son pesant d’or », nous dit Sonia Paquin, une employée de longue date.

20 000 titres

Il y a bientôt 28 ans, Nicole Vézina, la propriétaire, ouvrait le Vidéo du Carrefour. En 2013, le club vidéo déménage dans l’ancien bureau de poste (2501, rue de l’Église) et devient la Cinémathèque Méliès. « Ce changement de nom s’imposait compte tenu de l’offre diversifiée du club vidéo avec des documentaires, des films français, étrangers et québécois comparativement aux clubs vidéo de l’époque qui offraient uniquement des films populaires », explique Mme Vézina.

Aujourd’hui, la Cinémathèque Méliès compte plus de 20 000 titres. « Des films parfois très rares que l’on ne trouve plus ailleurs comme ceux de Claude Lelouch, de vieux films de Charlie Chaplin, du Fernandel ou un film de répertoire oublié », souligne Mme Paquin.

Pour Nicole et Sonia, c’est le contact interpersonnel, ce petit lien étroit avec le client, qui fait la différence entre certains géants comme Netflix et quelques modestes clubs vidéo qui continuent de se battre. « Sur Netflix, les gens peuvent chercher longtemps. Chez nous, il suffit de nous dire ce qu’ils recherchent et nous pouvons tout de suite les diriger vers la catégorie (comédie, drame, famille, etc.) désirée », nous disent ces deux passionnées.

Sur place, le client peut choisir la dernière nouveauté à l’affiche ou consulter les nombreux cartables thématiques et retrouver le film de leur choix. Le personnel en place est là pour les guider dans leurs recherches. « C’est une expérience différente pour nos cinéphiles », précise Mme Paquin. La Cinémathèque Méliès compte 10 000 membres. La moitié des membres sont encore actifs, selon les estimations de la propriétaire.

Ce grand combat qu’elles mènent contre les géants de l’industrie, il aurait été impossible de le mener sans l’implication de la communauté. « Les locations de films ne rapportent pas suffisamment pour assurer la pérennité de l’entreprise », confirme Mme Vézina. Le manque à gagner provient des dons personnels et de certaines activités de financement notamment. « Il aurait été impensable de passer au travers sans l’implication bénévole de nos membres et je tiens à leur rendre hommage », salue la propriétaire Nicole Vézina.

Les abonnés peuvent, bien sûr, se rendre sur place, mais peuvent aussi consulter la liste des films disponibles en se rendant sur le site de Cinémathèque Méliès au cinemathequemelies.wordpress.com.

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Daniel Deslauriers , journaliste

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