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13 août 2019

Duo de Val-David

Chandail de Loup présente son univers

« La sonorité de la musique traditionnelle est intéressante, le rythme aussi, mais on trouvait que le texte des chansons avait besoin d’être modernisé. En 2019, la bergère et son cotillon blanc, ça ne parle plus à personne. »

Maxime Coursol

Chandail de Loup, en pleine prestation le 4 août à Val-Morin.
Chandail de Loup, en pleine prestation le 4 août à Val-Morin.
© (Photo gracieuseté – André Chevrier)

C’est ainsi que Louis-Philippe Dupuy explique ce qui l’a poussé, avec sa conjointe Florence Payette, à créer le groupe Chandail de Loup. Celui qui, auparavant, faisait partie d’une formation post-punk francophone, a choisit d’aller fouiller dans le folklore pour créer un tout nouveau son. « On ne se limite pas, précise-t-il. On garde une griffe traditionnelle avec la podorythmie, par exemple, mais on la modernise en y amalgamant différentes influences: jazz, punk, disco, country, folk… Ça donne quelque chose qui est vraiment original. »

Comme l’explique si bien Florence, « les puristes du <@Ri>trad<@$p> disent qu’on ne fait pas du vrai <@Ri>trad<@$p>, mais les autres, on va les chercher en allant justement ailleurs ». Elle ajoute que chacune de leurs chansons raconte une histoire, ce qui est également très typique de la musique traditionnelle « classique ».

Déconner en autant sérieux

Pourquoi avoir choisi comme nom de formation Chandail de Loup? « C’est venu d’une capsule web où Florence et moi, on niaisait un peu à faire une chanson en direct. Finalement, ç’a donné un bon résultat et on a continué dans cette veine-là », explique Louis-Philippe. Depuis, le duo arbore le chandail de loup sur scène lors de ses spectacles. Malgré son côté très « quétaine », qu’il assume complètement, Louis-Philippe précise par ailleurs que le chandail de loup demeure un vêtement qui a une connotation populaire, ce qui plaît au couple. « Ça nous donne le droit de déconner quand on interagit avec le public, mais on le porte quand même sérieusement », glisse-t-il en rigolant. 

Depuis 2014, le duo a su, lentement mais sûrement, faire sa place. Il s’est d’abord fait remarquer aux Francouvertes, où il avait envoyé sa première démo dans l’espoir d’y être sélectionné pour donner une prestation. Depuis, les deux auteurs-compositeurs-interprètes se sont promenés un peu partout au Québec pour présenter leurs œuvres, de Baie-Comeau à Montréal, avant d’élire finalement domicile à Val-David. Cinq ans plus tard, ils sont rendus à produire un premier album.

S’adapter aux diffuseurs

Le lancement de ce premier album, qui en est aux dernières retouches avant parution, aura lieu au début septembre, en trois temps. Le couple va d’abord présenter l’album avec une formule de sept musiciens à Montréal, puis, le lendemain, il va le lancer au Patriote de Sainte-Agathe en formule duo pour terminer ça en formule a capella à Sainte-Adèle. « Même si notre musique se prête bien à une formule minimaliste, on est content de jouer avec un <@Ri>band<@$p>, car ça permet de faire un peu de mise en scène et de s’adapter aux diffuseurs », dit Florence.

Pour ceux qui suivaient déjà assidûment Chandail de Loup, l’album comportera exclusivement du nouveau matériel, à l’exception de la chanson porte-bonheur <@Ri>T’es pas là<@$p>, qui est celle qui a ouvert au duo les portes des Francouvertes en 2014. « On l’a quand même réarrangé pour l’occasion », précise cependant Florence.

Valdavidois par choix

Chandail de Loup est très heureux d’avoir choisi Val-David pour y résider. Louis-Philippe Dupuy, originaire de Rosemère, et Florence Payette, native d’Outremont, disent y avoir trouver leur « point d’équilibre » après la naissance de leur fils Félix, en 2017. Ils ont alors fait le saut et se sont installés dans le « nord » pour profiter de sa qualité de vie.

« Les Laurentides sont quand même proches de Montréal et il y a vraiment une communauté artistique intéressante à Val-David. C’est comme si on pouvait y être autant urbain que rural », dit Florence.

Ce changement d’air n’a pas nui au succès du duo, qui commence à être connu dans la région. Ces deux dernières années, ils ont livré quelques prestations au Mouton noir, au Baril roulant et à L’Ange vagabond, sans oublier la nouvelle scène au bord du quai de Val-Morin.

Pour avoir un avant-goût de l’album de Chandail de Loup, on peut écouter la capsule de la Fabrique culturelle portant sur le duo à l’adresse  https://www.lafabriqueculturelle.tv/capsules/12028/chandail-de-loup-sul-bord-du-lac.

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Maxime Coursol

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