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12 octobre 2016

Boulimique du travail et des triathlons

« Je suis une extrémiste en tout » - Dre Mélissa Rattue

La docteure Mélissa Rattue l’avoue tout de go : elle est une extrémiste à la base. Elle raffole de la dépense énergétique, qu’elle soit sportif ou d’ordre médical, à l’hôpital Laurentien. Elle est médecin de famille et d’urgence depuis huit ans.

Maxime Coursol

« J’ai un trouble de déficit d’attention et d’hyperactivité. Il faut que je fasse plusieurs choses en même temps », nous dit Mélissa.
« J’ai un trouble de déficit d’attention et d’hyperactivité. Il faut que je fasse plusieurs choses en même temps », nous dit Mélissa.
© Photo TC Media - René-Pierre Beaudry
La docteure Mélissa Rattue l’avoue tout de go : elle est une extrémiste à la base. Elle raffole de la dépense énergétique, qu’elle soit sportif ou d’ordre médical, à l’hôpital Laurentien. Elle est médecin de famille et d’urgence depuis huit ans.

« Quand je commence quelque chose, c’est toujours le plus gros tout de suite. Je m’entraînais pour faire des ultramarathons, mon premier 80 km de course en sentier, quand je me suis fracturé le talon. Quand j’ai reçu mon diagnostic, j’étais médecin pour couvrir l’Ironman de Mont-Tremblant. À la fin de mon quart de travail, à 4h ce lundi matin-là, quatre heures plus tard, à midi, je m’inscrivais au Ironman de l’année suivante sans même avoir jamais pris part à un triathlon», confie-t-elle en souriant.

Pendant l’entrevue peu avant son entraînement à la piscine de Sainte-Agathe, la dre Rattue confiait que le matin-même, elle avait assisté à une longue réunion de médecins, dormi trois heures la nuit précédente après un épuisant tour de garde à l’hôpital la veille.

Une extrémiste, c’est ça. Et dire que son conjoint est tout aussi passionné de triathlon qu’elle peut l’être!

« Pendant mes études en médecine, je m’entraînais et je travaillais à (l’hôpital) Sainte-Justine comme physiothérapeute», d’expliquer Mélissa. « J’ai un trouble de déficit d’attention et d’hyperactivité. Il faut que je fasse plusieurs choses en même temps. Je n’ai jamais pris de médicament pour ça. »

Je suis chanceuse. Je n’ai pas besoin de beaucoup d’heures de sommeil pour bien récupérer. J’ai aussi plein d’énergie à dépenser.
Dre Mélissa Rattue

Abandonner ou continuer?

Brûle-t-elle la chandelle par les deux bouts? Sûrement, comme le lui ont souvent répété ses parents et plusieurs personnes de son entourage. « Je suis chanceuse. Je n’ai pas besoin de beaucoup d’heures de sommeil pour bien récupérer. J’ai aussi plein d’énergie à dépenser. »

La conversation avec cette force de la nature revient inévitablement à sa passion pour Ironman et les triathlons.

Elle parle de la difficulté à s’entraîner l’hiver à la natation, quand même la première des trois épreuves d’un triathlon.

« Au Québec, on commence à s’entraîner en eau libre en mai, souvent en vêtement isothermique. Je le fais au lac Rond, à Sainte-Adèle, comme la majorité des triathlètes des Laurentides. Puis, ça se termine à la mi-septembre. Il faut ensuite poursuivre l’entraînement en piscine. »

Entre l’automne et le printemps, Mélissa nage ses 40 longueurs (1 km) – elle peut pousser jusqu’à 120 longueurs (3 km) - de piscine à Blainville, Sainte-Agathe où les heures de disponibilité sont limitées, et Mont-Tremblant.

Parlant de ce qu’elle ressent en compétition, Mélissa Rattue dit ne pas souffrir à l’étape la course à Ironman. Le fameux « mur » du 30e des 42 km de la course? «Connais pas.»

« À mon premier Ironman (été 2015), il faisait une chaleur écrasante. Ç’a été la plus belle journée, une fête du début à la fin. Si bien des fois, j’ai songé abandonner durant l’entraînement, une fois franchi le fil d’arrivée lors d’une course, je n’ai qu’une pensée : m’inscrire au prochain Ironman! »

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Maxime Coursol

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