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18 décembre 2018

Un vélo qui gagne à être connu

« Le fatbike est ici pour rester » - Francis Tétrault

« Au niveau du fatbike, le Québec est en avance. J’hésite – mais à peine – à ajouter que nous sommes - avec les Américains du Midwest, particulièrement la région des Grands Lacs - les leaders mondiaux dans le domaine »

René-Pierre Beaudry , journaliste

Francis Tétrault (notre photo) est chargé de projets Vélos de montagne à Vélo Québec Association.
Francis Tétrault (notre photo) est chargé de projets Vélos de montagne à Vélo Québec Association.
© Photo Gracieuseté - Francis Tétrault - Vélo Québec

Ces propos enthousiastes sont ceux de Francis Tétrault, de Vélo Québec Association. Le chargé de projets « Vélo de montagne » n’est pas surpris par la popularité grandissante de ce vélo aux pneus surdimensionnés qui a fait son apparition au Québec depuis une dizaine d’années. « À Vélo Québec, nous continuons à travailler à son développement et son intégration aux autres activités hivernales de plein air telles la raquette et le ski de fond  », continue-t-il. « À mon avis, le fatbike est ici pour rester. Il dessert non seulement les adeptes de vélo de montagne estival, mais aussi les familles et les touristes. Il représente une excellente façon de défaire les mythes associés au vélo de montagne, en particulier celui de « sport dangereux ».

Selon M. Tétrault, au tout début, en 2014, on dénombrait près de 12 centres d’activités hivernales où on pouvait pratiquer le fatbike (pour un total d’environ 60 km de pistes). La croissance en popularité de ce nouveau véhicule à vocation sportive est devenue presqu’exponentielle. Le phénomène « fatbike » fut abordé pour la toute première fois au niveau international lors d’un congrès sur le vélo d’hiver tenu au Québec en février 2017.

Une activité géniale

Éric Grypinich, de Val-David, est un usager régulier du Parc régional Val-David-Val-Morin. Celui qui dans la vie de tous les jours est directeur de commercialisation est ainsi un fervent amateur de plein air, principalement de ski de fond, de télémark, de ski hors-piste et, plus récemment, de fatbike. Il en possède d’ailleurs un.

« Je me suis intéressé à cet engin environ trois ans après son apparition dans la région », dit-il. « À mon avis, le fatbike est un sport génial quand les pistes sont trop glacées, quand les conditions de ski de fond et de raquette deviennent difficiles à cause de redoux, de pluie ou de grand froid… Quand on parle de contrôle en piste, la raquette vient au premier rang, suivie de près par le fatbike qui lui-même précède le ski de fond. »

Quant à la tenue vestimentaire appropriée à la pratique du vélo à pneus surdimensionnés : « On s’habille sensiblement comme pour faire du ski de fond », de terminer M. Grypinich. « J’ai aux pieds de simples bottes qui me permettent d’utiliser le fatbike comme moyen de transport pour aller au village. »

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René-Pierre Beaudry , journaliste

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