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29 avril 2019

Génération « flocon de neige »?

« Quand ça ne les amuse plus, ils abandonnent » - Coach Érick Lapointe

Fort de ses nombreuses années de coaching, Érick Lapointe saurait vous résumer en une seule petite phrase la principale caractéristique du sport interscolaire: « tout est toujours à recommencer ».

René-Pierre Beaudry , journaliste

Responsable de l'activité football interscolaire, coach Érick Lapointe est aussi enseignant en éducation physique à la Polyvalente des Monts, à Sainte-Agathe-des-Monts.
Responsable de l'activité football interscolaire, coach Érick Lapointe est aussi enseignant en éducation physique à la Polyvalente des Monts, à Sainte-Agathe-des-Monts.
© Photo Gracieuseté

Quelques jours avant le premier match des DesMonts au football Cadet D 2 (football à 8) le 25 avril (voir autre texte), lui et son personnel d’entraîneurs convenaient qu’ils auraient à nouveau à composer avec 23 ou 24 jeunes dont à peine une demi-douzaine ont un peu d’expérience au football contact.

« À compter de la relâche, nous avons tenu un entraînement matinal – de 6h30 à 8h30! – deux fois la semaine, commence coach Lapointe. Cela signifie un lever du lit à 5h pour les joueurs vivant à Saint-Donat! »

Seul un jeune discipliné et résilient acceptera de se soumettre à ce régime pour pratiquer ce sport considéré par plusieurs intervenants comme l’un des plus efficaces agents anti-décrochage scolaire. « C’est dur à trouver, surtout cette année », soupire le coach et enseignant en éducation physique à la PDM. « Certains de mes collègues ont observé qu’en général, la cohorte de jeunes qui nous arrivent peinent à faire preuve de rigueur dans ce qu’ils entreprennent. Pour plusieurs, tout n’est qu’un jeu. Ils viennent s’amuser, point. Quand ça ne les amuse plus, ils abandonnent. »

La plupart des enseignants et coaches de n’importe quelle institution scolaire en viennent à ce dur constat: il est de plus en plus difficile de diriger des athlètes qui feront preuve de rigueur à l’entraînement. Ce serait malheureusement là une particularité propre aux enfants de parents issus de la génération « Y » qui ont atteint l’âge adulte en l’an 2000. Ces jeunes de 2019 formeraient-ils le corps de ce que d’aucuns appellent la génération « flocon de neige »?

Ils sont superbes dans leur unicité, mais au moindre toucher, ils fondent et disparaissent.

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René-Pierre Beaudry , journaliste

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